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algorithme de reconstruction : procédé mathématique permettant d’attribuer à chaque point de l’image (pixel) une valeur numérique dépendant de l’absorption du rayonnement dans le volume élémentaire (voxel) correspondant de l’objet étudié. |
|
amplificateur de luminance : système de détection permettant d’obtenir une image
dynamique (fluoroscopie ou radioscopie) ou statique (fluorographie ou
radiographie numérique). Il est constitué d’un écran primaire convertissant
les photons X en photons lumineux, couplé à une photocathode, convertissant
les photons lumineux en électrons. L’accélération de ces électrons permet une
amplification du signal, qui va être transformé point par point en
information lumineuse sur un écran secondaire. L’image obtenue peut être
dirigée sur un reprographe (radiographie ou cliché numérique) ou sur un
moniteur de visualisation (radioscopie ou fluoroscopie). La quantité de
rayonnement nécessaire à la réalisation de chaque image dynamique est moindre
que celle nécessaire pour la réalisation d’une image numérique, au prix d’une
moindre qualité d’image.
Pour certaines information d’ordre dynamique (reflux mictionnel chez
l’enfant) il est donc possible de n’imprimer que quelques images d’une
séquence dynamique (« capture d’écran »). |
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assurance de qualité :
ensemble des opérations systématiques et programmées nécessaires pour
garantir un fonctionnement satisfaisant, conforme à des normes convenues,
d’une installation, d’un système, d’une pièce d’équipement ou d’une
procédure. |
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cache : voir protection plombée |
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champ d’entrée : section droite du faisceau de
rayons X au point d’intersection de l’axe du faisceau avec la peau, à
l’entrée du patient. La surface du champ d’entrée se calcule aisément à
partir de l’ouverture du diaphragme quand on connaît
(par la mesure ou le calcul) la distance foyer-peau. A partir de la
surface du champ d’entrée et du produit dose*suface il est possible de calculer la dose à l’entrée du patient. |
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champ d'amplificateur : dimensions de la zone que l’on
choisit de visualiser. Il s’exprime par le diamètre de l'écran primaire. Plus
le champ choisi est petit, plus l’image est agrandie mais plus l’irradiation
est importante si le rapport signal sur bruit (RSB) est constant. |
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champ de vue (FOV = field of view) : dimensions de
la zone que l’on choisit de visualiser. Il s’exprime par la longueur de son
côté, en cm ou en mm. En radiologie
conventionnelle il peut être délimité par les diaphragmes ou le localisateur
. Avec un système d’amplification de brillance (table télécommandée,
angiographie) il dépend du choix de la taille du champ de l’amplificateur, en
sachant que plus le champ choisi est petit, plus l’image est agrandie mais
plus l’irradiation est importante si le rapport signal sur bruit (RSB) est
constant. En scanner la diminution du champ de
vue permet d’augmenter la définition, à matrice de reconstruction égale,
puisqu’une zone plus petite est représentée par le même nombre de pixels. Là
encore, la conservation du RSB nécessite une augmentation de l’irradiation. |
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charge (nombre de
mAs) : produit
de l’intensité du courant traversant le tube (mA) par le temps d’exposition (s). Dans le cas où l'intensité
est variable, il faut considérer l'intégrale de l'intensité en fonction du
temps. C’est un des paramètres d’exposition. En radiologie classique on donne le nombre de mAs
pour une exposition (par incidence), qu'on calcule facilement par le produit
mA*s. En
scanographie on se réfère au nombre de mAs pour une rotation
du tube. La charge (mAs) sur une rotation est le
produit de l’intensité qui traverse le tube pendant une rotation par la durée
de la rotation. En cas de modulation de l’intensité en cours de rotation, il
faut prendre en compte l’intégrale de l’intensité en fonction du temps. |
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collimation primaire (scanographie) : largeur d’ouverture de la fenêtre
d’émission des rayons X en sortie de tube. Idéalement, elle devrait être
adaptée à la largeur de coupe en tenant compte de la géométrie du faisceau.
Équivalent des diaphragmes en radiologie conventionnelle. |
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collimation secondaire (scanographie) : largeur d’ouverture des volets
situés devant les détecteurs sur certains scanners, permettant de délimiter
l’épaisseur de coupe. |
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contrôle automatique d’exposition (cellule) : voir exposeur automatique (AEC, Automatic Exposure Control) |
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contrôle de qualité : (partie de l’assurance de qualité)
ensemble des opérations (programmation, coordination, mise en œuvre)
destinées à vérifier, maintenir ou améliorer la qualité des équipements. Il
englobe la surveillance, l’évaluation et le maintien dans le temps aux
niveaux requis de toutes les caractéristiques d’exploitation qui peuvent être
définies, mesurées et contrôlées. |
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critères de réussite
d’incidence : signes observables sur
l’image radiologique et permettant de dire que le cliché a été réalisé selon
les normes reconnues pour l’incidence concernée. Leur présence indique que le
patient a été correctement positionné, le rayonnement incident convenablement
dirigé, et qu’il a été tenu compte des contraintes physiologiques imposées
par le type de cliché (par ex. apnée). |
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détecteur |
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détecteur : élément,
isolé ou partie d'un ensemble, qui produit un signal électrique ou lumineux
en réponse à une stimulation par les rayons X. détecteur en radiologie classique: système de conversion du rayonnement X, en un signal
utilisable pour produire une image. En radiologie conventionnelle il peut
être argentique (film), luminescent (mode scopique ou graphique d’un amplificateur
de luminance), radioluminescent à mémoire (« plaques » ou écrans radioluminescents
à mémoire) ou de
conversion électrique directe (capteurs plans). détecteur en scanographie : système physique de conversion du
rayonnement X en un signal électrique. Les éléments sont disposés en arc (fan
beam) ou en couronne, en une rangée unique (scanner monocoupe) ou en
plusieurs rangs (scanners multicoupes) selon l’axe Z. Les détecteurs d’un
scanner multicoupes peuvent être de taille égale ou augmenter de taille du
centre vers la périphérie de la rangée. |
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détecteur en scanographie : système physique de conversion du
rayonnement X, atténué par la traversée de l'objet, en un signal électrique.
Le détecteur scanographique élémentaire est un cristal scintillateur ou une
céramique photoélectrique. Les éléments sont disposés en arc ou en couronne,
en une rangée unique (scanner monocoupe) ou en plusieurs rangs (scanners
multicoupes) dans l’axe Z. Les détecteurs d’un scanner multicoupes peuvent
être de taille égale ou augmenter de taille du centre vers la périphérie de
la rangée. |
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diaphragmes : volets plombés situés en sortie du tube, permettant de délimiter le champ d’entrée. Ils permettent d’éviter d’inclure dans le rayonnement primaire des zones n’appartenant pas à la région d’intérêt de l'image et de diminuer le rayonnement diffusé. |
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distance foyer détecteur : distance, mesurée sur l'axe du faisceau, entre
le foyer du tube radiogène et le détecteur. |
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distance inter coupes : paramètre caractéristique du mode
séquentiel en scanner ; mesure le déplacement de la table du scanner entre
l'acquisition de deux coupes. |
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dose à l’entrée : dose absorbée dans l’air,
rayonnement diffusé inclus, au point d’intersection de l’axe du faisceau de
rayons X avec la peau, à l’entrée du patient. On l’exprime en milligrays
(mGy). |
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dose absorbée : quantité d’énergie absorbée par
unité de masse de matière irradiée. La dose absorbée en un point est
définie par le quotient D = dE/dm, où dE est l’énergie moyenne cédée par le
rayonnement ionisant à la matière dans un élément de volume dV de masse dm.
Elle s’exprime en grays (Gy). La dose absorbée et le kerma sont en théorie deux grandeurs
différentes. Dans la pratique, dans le domaine d’énergie des rayons X
utilisés en radiologie ces deux grandeurs peuvent être considérées comme
égales. |
|
dose efficace : c'est un indicateur des risques
d’effets stochastiques, non directement mesurable. Il permet de traduire une
irradiation locale (en mGy) en terme d’exposition globale du corps entier en
faisant intervenir deux types de facteurs de pondération : ceux liés à
la qualité du rayonnement et ceux liés à la radiosensibilité tissulaire. La
dose efficace est la somme des doses équivalentes aux organes (en mSv)
pondérées par un coefficient proportionnel à la sensibilité des tissus. |
|
Dose
moyenne multi-coupes: DMMC (MSAD= Multiple Scan Average Dose) : grandeur
dosimétrique introduite antérieurement à l’Indice de Dose de Scanographie
et adaptée au mode d’acquisition séquentiel. Cette notion peut néanmoins être
étendue au mode hélicoïdal et garde un intérêt pratique quand les coupes ne
sont pas jointives (ou que le pas est différent de 1). En théorie, la MSAD est égale à l’intégrale du profil de
dose pour une série de N coupes d’épaisseur T, séparées par un intervalle I.
En pratique, pour un nombre de coupes élevé (>10), la MSAD représente la
dose moyenne délivrée en chaque point du volume irradié, pour un examen
donné. En première approximation,
pour des coupes jointives (ou un pas égal à1), dans un fantôme standard la
MSAD est égale à l’IDSP (CTDI). Dans le cas où I est
différent de T, la MSAD est égale l’IDSP que multiplie le quotient T/I. Pour
une acquisition hélicoïdale, la MSAD est égale à l’IDSP que divise le pas. |
|
écran radio-luminescent à mémoire (« plaques ») : support revêtu d’une couche
de sels luminescents qui emmagasinent l’énergie incidente des photons X.
Cette énergie est restituée point par point dans un lecteur, sous l’action du
balayage d’un pinceau laser, sous forme d’un signal électrique, converti en
image numérique. |
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écran renforçateur (intensificateur) : support
de matériau radiotransparent comportant une couche de sels luminescents qui
absorbent l’énergie incidente des photons X et émettent des photons lumineux.
Placé au contact du film radiographique, cet écran
augmente la réponse en noircissement de celui-ci. Le facteur
d’intensification de l’écran exprime cette capacité d’augmentation de
noircissement (rapport de l’exposition nécessaire pour obtenir un
noircissement donné avec et sans écran). Il augmente avec la taille des
grains de l’écran, ce qui implique une diminution de la résolution spatiale,
chaque grain correspondant à un détail sur le film. Les écrans les plus
efficaces, dits « rapides » ont donc un
facteur d’intensification élevé au détriment de la résolution, les écrans à
grains plus fins, dits « lents » ont une meilleure résolution mais un
facteur d’intensification moindre. |
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épaisseur de coupe : épaisseur
de la section transverse (du patient ou du fantôme) explorée par une rangée
de détecteurs à chaque rotation du tube. Il faut distinguer l’épaisseur
« nominale » de coupe, valeur affichée au pupitre du scanner, de
l’épaisseur « réelle » définie par la largeur à mi-hauteur du
profil de dose, mesuré sur l’axe de rotation du scanner. C’est l’épaisseur
réelle qui intervient dans la dose délivrée. Elle est déterminée par la collimation
primaire et la géométrie du faisceau. En cas de collimation secondaire au
niveau des détecteurs, l’épaisseur réelle peut être sensiblement supérieure à
l’épaisseur nominale. |
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exposeur automatique : dispositif permettant de régler automatiquement
l’exposition pour produire une image de densité optique adéquate, basé sur la
mesure du rayonnement au niveau du récepteur d’image. |
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fantôme standard : les fantômes sont des objets
permettant de mesurer les doses d’irradiation et/ou de tester la qualité des
images sans exposer de patient. Les matériaux utilisés doivent avoir, en ce
qui concerne l’absorption et la diffusion des rayons X, des caractéristiques
les plus proches possibles de celles des tissus biologiques. Les fantômes standard ont une forme
(géométrique ou anthropomorphique), des dimensions et une composition
(homogène ou hétérogène) bien définies. Fantôme standard en radiologie classique : le
plus simple des fantômes standard utilisé pour la dosimétrie est un
parallélépipède en plexiglas (20 cm
d’épaisseur pour simuler un thorax ou un abdomen, 4,5cm pour simuler un sein)
constitué de plaques d’épaisseurs variables. Comme fantôme anthropomorphe
standard on utilise le fantôme RANDO ALDERSON (qui peut être commercialisé
sous d’autres appellations). En mammographie, il existe divers fantômes
simulant la forme et la composition tissulaire du sein permettant à la fois
le contrôle de qualité d’image et la dosimétrie. Le fantôme standard
recommandé est le MTM 100. Pour la dosimétrie en scanographie, en particulier la
mesure des IDS (CTDI) on utilise deux cylindres de plexiglas de 15cm de longueur : de
16cm de diamètre pour simuler la tête, de 32cm de diamètre pour simuler le tronc.
Ces cylindres sont perforés au centre et en périphérie pour y loger une
chambre d’ionisation type « crayon » de 10cm de long. |
|
fenêtre : intervalle des valeurs d'absorption, exprimées en unités Hounsfield,
entre lesquelles on répartit les niveaux de gris de la visualisation. Tous
les pixels de valeur supérieure la limite supérieure de l’intervalle
apparaîtront blancs, Tous les pixels de valeur inférieure à la limite
inférieure de l’intervalle apparaîtront noirs. La valeur centrale de
l’intervalle est le niveau de la
fenêtre, l’échelle de gris est répartie de part et d’autre de cette valeur.
La largeur de la fenêtre définit
l’échelle de densités qui seront représentées ; plus la fenêtre est
large, plus le nombre de structures de densités différentes visualisées sera
élevé mais au prix d’une diminution de contraste entre ces structures (l’œil
humain ne distingue que 16 niveaux de gris). |
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filtration : modification
du spectre et de l’intensité des rayons X par la traversée d’une certaine
épaisseur de matière. L’intérêt de la filtration est d’éliminer les
composantes de basse énergie du rayonnement et d’améliorer son pouvoir
pénétrant (rendement en profondeur). La filtration inhérente du tube est celle qui est due à ses propres
composants (verre du tube, huile de refroidissement, fenêtre de la gaine). La
filtration additionnelle est celle
qui est due à des filtres amovibles (en général en aluminium ou cuivre)
interposés dans le faisceau entre la sortie du tube et le patient. La
filtration totale est équivalente à la somme des filtrations inhérente et
additionnelle. En radiologie on exprime les filtrations en épaisseur
équivalente d’aluminium (mm Al), c’est à dire en épaisseur d’aluminium qui
produirait les mêmes modifications du rayonnement que les matériaux
réellement traversés. La réglementation impose une préfiltration minimale de
2 mm d'Al. |
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grille ou grille antidiffusante : dispositif
pouvant être placé devant la surface receptrice du détecteur d’image pour
réduire la contribution du rayonnement diffusé à l'exposition de ce détecteur
et améliorer ainsi le contraste dans l’image radiologique latente. |
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Indice de Dose de Scanographie (IDS) ou CTDI (Computed Tomography Dose Index) : en théorie, l’Indice de Dose de Scanographie est égal à l’intégrale du profil de dose (D(z)), pour une coupe unique et une tension donnée aux bornes du tube, calculée le long de l’axe (z), représentant l’axe de rotation du scanner, divisé par l’épaisseur de coupe nominale T. En pratique, la mesure de l’IDS s’effectue sur une longueur limitée grâce à une chambre d’ionisation type « crayon » ayant un volume sensible de 10cm de long. L’IDS peut
être défini dans l’air ou dans un fantôme
standard, il s’exprime en mGy. L’IDS rapporté à une charge de 1mAs
(ou de 100mAs) est dit « normalisé ». Pour plus de précisions,
se reporter à l’annexe III.2. |
|
Indice de Dose de
Scanographie Pondéré (IDSP) ou CTDIw
(weighted computed tomography dose index) : cette
grandeur prend en compte la différence entre les doses au centre et en
périphérie du fantôme standard. IDSP
= CTDIw = (1/3 IDScentre +2/3 IDSpériphérie) L’IDSP
rapporté à une charge de 1mAs (ou de 100mAs) est dit
« normalisé ». Pour plus de précisions, se
reporter à l’annexe III.2. |
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intensité (mA) : intensité du courant dans
le tube radiogène, s’exprime en milliampères. C’est un des
paramètres d’exposition. |
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justification : premier principe fondamental de
radioprotection. C’est l’opération établissant le bénéfice net d’un examen
par rapport au préjudice potentiel. Le plus souvent, le rapport
avantage/inconvénient s’établit pour un individu en comparant le risque connu
d’une technique d’imagerie par rapport aux autres techniques dont on attend
un résultat médical équivalent dans le cas particulier de cet individu. Mais
le principe de justification s’applique aussi en tenant compte de l’avantage
pour la société dans le cas d’un dépistage organisé ou la recherche
bio-médicale (en recherche bio-médicale sans bénéfice médical direct, par
exemple). En pratique, la justification en radiodiagnostic, c’est
l’indication de l’examen. Dans la directive, un examen non justifié est
interdit. L’indication doit être formelle. |
|
kerma : c’est la quantité d’énergie
transférée à l’unité de masse de matière par un rayonnement indirectement
ionisant. Le kerma en un point est défini par le quotient K = dEtr/dm, où
dEtr est l’énergie cinétique transférée aux électrons secondaires mis en
mouvement par les photons dans un élément de volume dV de masse dm. Il
s'exprime en grays (Gy). La dose
absorbée et le kerma sont en théorie deux
grandeurs différentes. Dans la pratique, dans le domaine d’énergie des rayons
X utilisés en radiologie ces deux grandeurs peuvent être considérées comme
égales. |
|
localisateurs (et cônes localisateurs) : dispositifs
métalliques, en forme de tronc de pyramide ou de cône, permettant de limiter
strictement le champ d’entrée à la zone
utile. Il faut être vigilant en cas d’utilisation de localisateurs avec les
dispositifs de mesure de PDS : en effet, situés en aval des diaphragmes,
ils peuvent entraîner une surestimation du PDS affiché si leur ouverture
proximale est inférieure à l’ouverture des diaphragmes. |
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matrice de reconstruction :
exprime le nombre de points (pictural element ou pixel) que comporte
une image numérique par côté. À chaque pixel est attribué un niveau de gris
en fonction de la valeur d’absorption du voxel correspondant et de la fenêtre choisie Elle comporte un nombre (image
carrée) ou deux (images rectangulaire). Provenant d’un mode binaire, ce nombre
est une puissance de 2 (128, 256, 512, 1024 etc.). La taille du point,
élément déterminant de la résolution spatiale, s’obtient en divisant le champ de vue (exprimé
en cm ou mm) par la matrice. Ainsi, pour un champ de 26 cm et une matrice de
512, chaque point aura un côté de 0,5mm. |
|
niveaux de référence diagnostiques : niveaux de dose correspondant à des
examens de radiodiagnostic réalisés en suivant des protocoles standardisés
(bonnes pratiques) au niveau national pour un type d’équipement et sur fantôme standard (ou groupe de
patients standard). Des mesures doivent être établies sur chaque site dans
chaque salle pour les protocoles des principaux examens, et être comparées
aux niveaux définis au niveau national ou européen. Ils doivent être revus
périodiquement et lors des modifications des protocoles de réalisation ou des
équipements. Ce sont des indicateurs d’optimisation témoignant de la qualité
du protocole et de l’équipement. |
|
optimisation : deuxième principe fondamental de
radioprotection. C’est l’opération permettant d’obtenir le meilleur résultat
médical pour la moindre dose. Lorsqu’un examen est
nécessaire (justifié), il doit être bien fait (optimisé). L’optimisation
impose l’application de l’assurance de qualité. C’est le résultat d’une bonne
pratique réalisée par un professionnel bien formé avec un équipement adapté à
la technique et régulièrement contrôlé dans sa qualité. |
|
paramètres d’exposition : grandeurs caractérisant les conditions
d’acquisition d’une image. Ces grandeurs étant par nature variables en
fonction de la morphologie du patient et de la qualité d’image requise, il
est recommandé de ne pas utiliser le terme de « constantes d’exposition ». Il existe une corrélation directe entre
les paramètres d’exposition et la dose délivrée aux patients. Les paramètres
physiques d’exposition sont : la tension aux bornes du tubes (kV),
l’intensité du courant traversant le tube radiogène (mA), le temps
d’exposition (en secondes) et la charge (nombre de mAs). Les paramètres
géométriques sont les distances foyer-détecteur et foyer–patient et les
dimensions du faisceau. |
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pitch ou pas : c’est le rapport de la translation du lit, pendant une rotation du
tube, par l’épaisseur de coupe.
Lorsque le lit se déplace d’une épaisseur de coupe pendant cette
rotation le pas est égal à 1. Lorsque le scanner comporte plus d’une rangée
de détecteur, le pas est égal à la translation du lit divisée par la somme
des largeurs des détecteurs activés (norme de la commission électrotechnique
intenationale ou EIC). La conservation, pour l’expression du pas des scanners
multicoupes, de l’épaisseur de chacune des coupes pour seul dénominateur est
trompeuse en matière de dosimétrie. En effet, exprimé ainsi, un
« pitch » de 3 pour une acquisition réalisée avec une rangée de 4
détecteurs correspond en réalité à un pas de 0,75, soit un chevauchement des
coupes. |
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procédure
: description de toutes les étapes de
la marche à suivre pour obtenir un résultat. Elle doit être écrite. |
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produit dose*longueur : pour
chaque acquisition, c’est le produit de l’Indice de Dose de Scanographie
Pondéré (CTDIw)
par la longueur irradiée par le faisceau primaire (PDL = IDSP x L). Il s’exprime en mGy.cm. Le PDL pour un examen
complet est la somme des PDL pour chaque acquisition. Ne pas confondre L
(longueur irradiée par le faisceau primaire) avec la
longueur explorée : ces deux grandeurs ne sont égales que dans le cas de
coupes jointives ou de pitch égal à 1. Pour plus de précisions, se reporter à
l’annexe III.2. |
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produit dose*surface (PDS) : produit de la dose moyenne
absorbée dans l’air, en l’absence de milieu rétrodiffusant, dans la section
du faisceau de rayons X par la surface de cette section. Le PDS peut être
considéré comme indépendant de la distance du point de mesure au foyer du
tube radiogène, avec une précision de 20%. Par convention, on l’exprime en
Gy.cm², mais certains dispositifs donnent des valeurs en cGy.cm² ou en mGy.cm². Ne pas dire "Gy par
cm²" car il s'agit d'un produit et non d'un quotient. |
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protection plombée et cache : dispositifs permettant de limiter
l’irradiation d’un organe situé dans le rayonnement primaire ou en bordure du
champ d’entrée. Exemples : coquille plombée pour la
protection des testicules en radiologie conventionnelle. En scanographie ont
été proposés des écrans souples contenant du bismuth pour les yeux, la
thryroïde ou les seins. Ils ont l’inconvénient de dégrader l’image. |
|
qualité d’image : peut être quantifiée par la résolution en densité (ou contraste) et
la résolution spatiale (ou définition). La capacité d’un détecteur à
restituer, en niveaux de gris, la variation du nombre de photons du faisceau
primaire après sa traversée de l’objet caractérise la résolution en
contraste. Sa capacité à discriminer deux structures voisines de petite
taille caractérise la résolution
spatiale, qui s’exprime en paires de lignes par cm ou par mm (pl/cm
ou pl/mm). Résolution spatiale et résolution en
contraste (résolution en densité) ne sont pas indépendantes, et cette
interdépendance est caractérisée par la fonction transfert de modulation.
Dans l'acception générale, ce paramètre est subjectif, très dépendant de
l'information recherchée pour un examen donné. |
|
rapidité d'un couple
film-écran : elle dépend des
deux éléments. L'association doit respecter la compatibilité (couleur
d'émission de l'écran et sensibilité du fim à certaines longueurs d'onde).
L'indice de rapidité permet de comparer les expositions nécessaires à un même
noircissement : l'utilisation d'un couple F-E de rapidité 400 permet de
diviser l'exposition par 2 par rapport à un couple de rapidité 200, par 4 par
rapport à un couple de rapidité 100 etc. |
rayonnement diffusé : photons émis lors de l’interaction du faisceau
primaire de rayons X avec la
matière. En dosimétrie, on considère essentiellement le rayonnement diffusé
par le patient ou par un fantôme. Lorsqu’il s’agit des photons émis dans la
direction inverse de celle du faiseau incident, on parle de rayonnement
rétrodiffusé. L’importance du rayonnement
rétrodiffusé à l’entrée du patient (ou du fantôme) s’exprime par le facteur
de retrodiffusion à l’entrée. Ce facteur
intervient dans l’expression de la dose à l’entrée (pour plus de précision se reporter à l’annexe II.2.).
|
|
rayonnement primaire (ou faisceau primaire) : rayonnement provenant directement
du tube à rayons X. |
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reproduction critique : détails anatomiques (ou structures pathologiques de petite taille) qui doivent être parfaitement définis sur le cliché. |
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requis diagnostiques :
structures anatomiques (ou pathologiques) dont la visualisation est requise
pour que l’image radiologique offre des conditions adéquates
d’interprétation. Entrent dans ce cadre; la visualisation et la reproduction critique. |
|
temps d’exposition : durée
d’émission des rayons X par le tube radiogène. Il s’exprime en secondes (s)
ou en millisecondes (ms). C’est un paramètre d’exposition. |
|
tension (voltage ou kilovoltage,
abréviation = kV) : c’est la tension aux bornes du tube, c’est à dire la différence de
potentiel, en kilovolts (kV), entre l’anode et la cathode pendant le temps d’exposition. C’est un des paramètres
d’exposition. |
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topogramme (scout-view) : image
numérisée obtenue par déplacement du patient ou de l’objet devant les
détecteurs en position fixe (180° = face, ou 90° = profil). Il sert à placer
les coupes en fonction de l’organe ou de la pathologie à explorer. |
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visualisation : désigne les éléments anatomiques
qui doivent être visibles sur le cliché, mais dont les détails ne sont pas
obligatoirement finement analysables. |
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volume d’investigation (ou volume d’examen) :
dans le cas d’un examen scanographique, ce terme fait référence au volume
corporel qui est l’objet des coupes scanographiques. |